Chapitre 3 : L’action internationale de la France et le rôle de la Défense nationale

Chapitre 3 : L’action internationale de la France

et le rôle de la Défense nationale

I. L’organisation de la Défense nationale

Lisez le doc. 2 page 392 pour compléter la leçon ci-dessous :

Cours :

Ce sont les représentants élus par les citoyens qui prennent les décisions concernant l’armée. Le président de la République est le chef des armées, il est garant de l’indépendance nationale et de l’intégrité du territoire. Le Premier Ministre est responsable de la Défense nationale. Le Parlement vote le budget militaire et autorise les déclarations de guerre.

 

Apprendre doc 1 page 392

Lisez le doc. 1 et 2 page 396

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale définit la stratégie globale de la politique de défense française.

 

II. Les missions de la Défense nationale.

A. La défense globale.

La Défense et de la Sécurité nationale a pour but :

d’assurer la sécurité de la population et du territoire

– de contribuer à la sécurité européenne et internationale, dans le cadre des organisations et alliances où la France est engagée.

– de défendre les valeurs républicaines et démocratiques

La Défense ne vise pas seulement les interventions militaires directes : c’est une stratégie de défense globale (=défense de tous les intérêts de la France, dans tous les domaines).

Elle ne concerne pas seulement le territoire et la population françaises, mais fait aujourd’hui de plus en plus partie de la politique européenne (voire internationale) de sécurité et de défense.

Elle peut être menée sous la direction de l‘OTAN (=Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, alliance militaire de plusieurs pays occidentaux en cas d’agression, créée en 1949) ou sous mandat de l’ONU le plus souvent.

B. Les actions de la Défense.

Lisez le document 1 page 396 qui détaille les menaces et risques sur le territoire français.

Assurer la sécurité de la population

La protection doit s’exercer face à deux types de risques :

– les agressions intentionnelles, telles que les actes de terrorisme, les attaques informatiques majeures, la menace de frappe par de nouvelles armes (armes bactériologiques, chimiques et bombes nucléaires) ;

– les risques non intentionnels, tels que les crises sanitaires, les catastrophes naturelles, enfin les catastrophes technologiques.

L’accent est mis sur la protection de la population complète naturellement, la dissuasion et les interventions […]. La sécurité de la population doit être conçue d’emblée dans un ensemble européen et bénéficier de tous les atouts d’une stratégie internationale.

Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, 2008.

S’agit-il uniquement de menaces militaires ? NON

Citez un risque naturel (inondation (métropole)/cyclone (outre-mer)),

sanitaire (épidémie de grippe aviaire),

technologique (explosion d’une raffinerie).

 

Observez le doc 2 page 396 et complétez la leçon ci-dessous.

La Défense nationale a trois types de missions :

la protection, qui assure la sécurité du territoire et de la population (par exemple sécuriser un lieu public, porter secours aux gens lors d’une catastrophe naturelle).

la dissuasion qui garantit la protection de la France en empêchant un éventuel ennemi de prendre le risque de l’attaquer.

l’ intervention, c’est-à-dire la projection des forces armées quelque part dans le monde.

L’armée a donc des missions variées. Elle doit :

– défendre le territoire français et ses habitants (exemple : le plan Vigipirate),

– secourir les populations en cas de catastrophe naturelle (exemple : les inondations),ou dans le cadre de missions humanitaires (épidémie Ebola en Afrique)

– participer aux opérations de maintien de la paix, lutter contre le terrorisme

(exemple : l’intervention actuelle au Mali). Opération Serval puis Barkhane

Analyse des documents page 394-395

Janvier 2013 : Lancement de l’opération « Serval » à Konna, dans le centre du pays, pour stopper la progression des djihadistes armés. Soutenue presque unanimement par la classe politique française et par la communauté internationale, elle permet de libérer des islamistes les villes de Gao, au nord-est du pays, et de Tombouctou.

Février 2013 : De violents affrontements opposent les soldats français et tchadiens aux djihadistes de l’Adrar (un massif montagneux au nord-est du pays). À la fin du mois, l’un des principaux chefs d’Aqmi, – acronyme d’Al-Qaida au Maghreb islamique –, l’Algérien Abdelhamid Abou Zeid, est tué par l’armée française.

Juin 2013 : Un premier accord de cessez-le-feu, scruté par le gouvernement français, est signé à Ouagadougou entre les autorités et les rebelles touaregs. Il prévoit un déploiement progressif de l’armée, et un cantonnement des rebelles dans des sites de regroupement. Mais il tarde à être appliqué.

Septembre 2013 : Le chef de l’État français, François Hollande, se rend à Bamako pour assister à la cérémonie d’investiture du président malien Ibrahim Boubacar Keita, élu le 28 juillet au terme d’une élection qui semblait indiquer un retour relatif de la paix et un succès de l’opération Serval.

Octobre 2013 : Après une accalmie de plusieurs mois, les groupes djihadistes reprennent leurs attaques meurtrières dans le nord du pays. Les soldats français, maliens, et la Minusma (la mission des Nations unies) y lancent une offensive.

Novembre 2013 : Le 2 novembre, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes français de RFI, en reportage à Kidal, sont enlevés puis tués par des rebelles armés.

Mars 2014 : Les forces françaises tuent, en quelques semaines, une quarantaine de djihadistes.

Juillet 2014 : L’opération « Serval » est officiellement terminée. Elle est remplacée par l’opération régionale « Barkhane » – associant la Mauritanie, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad – pour poursuivre la lutte contre le terrorisme dans le Sahel. Elle compte 3 000 soldats français.

Octobre 2014 : Face à la recrudescence des actes terroristes et le manque de moyens logistiques de la Minusma, la France annonce un renforcement de ses forces déployées au nord du Mali. Ses troupes attaquent un campement djihadiste de l’Adrar, tuant au moins 20 djihadistes.

Décembre 2014 : Ahmed al-Tilemsi, le chef militaire du Mujao, le mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest, est tué dans la région de Kidal lors d’un combat contre l’armée française.

Février 2015 : Le gouvernement malien et les rebelles valident un nouveau document de cessation des hostilités, alors que les négociations pour un accord de paix se poursuivent à Alger. Il n’aboutira pas.

Mars 2015 : Près de 800 soldats français ratissent l’Adrar Tigharghar. Ils saisissent et détruisent des stocks d’obus et de munitions. Le 7 mars, un commando de deux islamistes ouvre le feu dans une boîte de nuit, tuant trois Maliens, un Français et un Belge. Quelques jours plus tard, des hommes d’Aqmi tuent et décapitent publiquement un Touareg, l’accusant d’être un informateur au service des Français.

Avril 2015 : Les forces spéciales françaises mènent une opération dans la région de Tessalit, au nord-est du pays. Elles libèrent l’otage néerlandais Sjaak Rikje, un conducteur de train enlevé par Aqmi en 2011 à Tombouctou.

Mai 2015 : Le 15 mai, le gouvernement malien et les groupes loyalistes, ainsi que plusieurs états et organisations issus de la médiation internationale – dont l’Algérie, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Tchad, l’Union africaine, l’ONU, l’Union européenne et la France – signent un accord de paix.

Juin 2015 : Le Conseil de sécurité des Nations unies prolonge d’un an, jusqu’au 30 juin 2016, le mandat de la Minusma au Mali pour soutenir l’accord de paix, tant sur le plan politique que sécuritaire.

Avril 2016 : Trois soldats français sont tués après l’explosion d’une mine sur leur véhicule blindé dans la région de Tessalit. 3 500 militaires français sont toujours actuellement engagés dans l’opération Barkhane.

 

III. Les citoyens et la Défense nationale.

En France, le service militaire n’est plus obligatoire depuis 2001. Mais la Défense du pays fait partie des devoirs de chaque citoyen français.

Pour s’y préparer, que doivent faire les jeunes citoyens ? (doc pages 390-391)

– au collège, des cours d’Enseignement Moral et civique pour connaître les valeurs de la République en 3ème

se faire recenser auprès de la mairie de leur domicile à 16 ans (dans les 3 mois qui suivent l’anniversaire).

– participer à une Journée de Défense et citoyenneté (qui remplace la JAPD = Journée d’Appel et de Préparation à la Défense). Elle permet de rappeler les valeurs de la République et de la Défense, de faire découvrir les métiers de la Défense, d’orienter vers des structures d’aide si besoin.

La JDC sert à conforter l’esprit de défense des citoyens, leur sentiment d’appartenance à la nation, de maintenir le lien entre l’armée et la jeunesse.

Conclusion : La Défense en France est une défense globale, qui vise à défendre le territoire et sa population, mais aussi les valeurs de la République et les droits de l’homme, en France mais aussi en Europe et dans le monde. Elle fait partie des devoirs de chaque citoyen.

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